16/08/2008

LUI ET MOI *35*NINO FERRER

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Nino Ferrer, un artiste aux multiples facettes, qui fut à la fois auteur de grands succès de la chanson française et peintre de grand talent.
Nino Ferrer fut à la fois un chanteur rendu célèbre par de nombreux tubes, un artiste fécond dont l'oeuvre plus sombre reste méconnue, et un homme en rupture complète avec le monde du show-business. Toutes ces facettes se concentrent en un personnage brillant, complexe et écorché vif. «Mon père était ingénieur / Ma mère ne faisait rien [...] Et moi j'étais un garçon bien.» Nino Ferrer le disait lui-même en 1966 dans sa chanson «Ma vie pour rien» : c'était un garçon bien. Ce long et fin jeune homme blond a une passion : la musique. Dans les caves de Saint-Germain, il joue du banjo, de la guitare, de la contrebasse... Il aime le jazz, le blues, toute la musique noire, mais la vague yé-yé déferle et embarque tout sur son passage. Nino accompagne Nancy Holloway, qui l'encourage à chanter. Ses premiers titres ne marchent pas. Un jour, sur la Côte, il anime une soirée dansante, une fille cherche son chien... Au micro, Nino improvise : «Z'avez pas vu Mirza ? Oh la la la la la la !» Et c'est parti ! Nino Ferrer tient son premier tube. Le succès lui tombe dessus. Il devient le chanteur rigolo et l'amuseur à la mode. «Les Cornichons», «le Téléfon» et
«Oh ! Hé ! Hein ! Bon !» vont finir de creuser un peu plus le malentendu avec son public. Lui qui ne rêve que ballades romantiques et chansons à texte se retrouve à faire le guignol sur scène.
A la fin des années 1960, il décide de s'exiler en Italie. Son titre «La pelle nera» («Je veux être noir») s'y impose dans un genre différent. Mais le succès est aussi difficile à vivre de l'autre côté des Alpes et Nino, éternel insatisfait, revient dans l'Hexagone trois ans plus tard. Lui qui est passé à côté de Mai-68 se sent bien dans cette période baba cool. L'endroit où il vit, une grande baraque pleine d'enfants et de chiens, lui inspire «la Maison près de la fontaine». Encore un tube ! Mais la chanson éclipse «Métronomie», l'album dont elle est tirée. Le 45-tours se vend à 500 000 exemplaires. Nino prend un nouveau virage et s'engage dans un rock pur et dur. Son disque suivant, «Nino and Leggs», sera un bide. Un an plus tard, il sort «Nino and Radiah». Sur ce 33-tours, une seule chanson est en français :
«le Sud». Le succès, phénoménal, lui permet de s'installer dans un grand domaine, près de Cahors. Entouré de sa famille, il peint des toiles qu'il ne veut pas vendre et enregistre des chansons qui se vendent de moins en moins. En 1993, son album «la Désabusion» dit bien son état d'esprit. Sa mère, qui vivait avec lui, meurt en juillet 1998. Un mois plus tard, en plein champ, Nino Ferrer se tire une balle dans le coeur.

MOI

Commentaires

un peu hors de tout pourtant ses mélodies sont belles, et les paroles de ses chansons ont un sens .....
Comment va ???
ici je viens rarement
amitiés

Écrit par : aramis-dingo | ` 2008-08-16 à 18.16:49 `

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